Dissimuler ce message

Un message de notre Directeur exécutif, Phil Bloomer

Aujourd'hui plus que jamais, les militants au sein des ONG et des entreprises ont besoin des informations que nous fournissons pour continuer à placer les droits de l'homme au premier plan dans la conduite des activités économiques.

Nous sommes une petite association à but non lucratif avec une énorme mission. Nous ne pouvons fournir des informations du monde entier et des mises à jour hebdomadaires sans les dons de personnes comme vous.

Merci de bien vouloir envisager de contribuer à notre travail. Tout don est une aide immense!

Je vous remercie,
Phil Bloomer, Directeur exécutif

Faire un don maintenant! Dissimuler ce message

Cameroun: Access Now et la société civile locale interpellent les entreprises de télécommunications pour le rétablissement d'internet

Suite à la décision des autorités camerounaises de fermer internet dans les régions anglophones du pays, Access Now et des ONG locales ont saisi d'une lettre les entreprises de télécommunications pour leur demander de rétablir l'accès à internet. Nous avons invité Orange, MTN et Nexttel Cameroon/Viettel à répondre. Orange a répondu (en anglais seulement, voir ci-dessous) et MTN nous a fait savoir qu'il ne souhaitait pas commenter la situation. Il reste donc Nexttel Cameroon/Viettel, nous l'indiquerons ici plus tard s'il nous répond.

 

 

 

 

Souscrire au flux RSS de cette rubrique

Tous les éléments de cette histoire

Article
28 April 2017

Cameroun: internet de retour dans l'Ouest

Auteur: RFI

Une semaine après le rétablissement d'internet dans l'ouest du Cameroun, tout le monde n'a pas encore accès à une connexion. Le réseau avait été coupé au plus fort des protestations de la minorité anglophone contre le gouvernement. Et la mesure a duré 93 jours et les conséquences se font toujours sentir. Le gouvernement avait prévenu que la reprise serait progressive. Une semaine après le rétablissement officiel du réseau, l'accès à internet est parfois compliqué dans les régions de l'ouest anglophone. A certains endroits, internet est très lent. Un habitant de Bamenda explique que les fournisseurs offrent un accès gratuit jusqu'au 30 avril, et selon lui, le retour à la normale n'aura lieu qu'une fois que les abonnés recommenceront à payer. Certains sites sont aussi plus difficiles d'accès que d'autres, comme l'explique Qemal Affagnon de l'organisation Internet sans frontières : « Le problème par rapport aux connexions au niveau des réseaux sociaux, donc au niveau de Facebook notamment, on a eu quelques informations comme quoi ça allait marcher, pas très bien, donc il y avait quelques difficultés d’accès, donc ce sont des informations qu’on continue de collecter auprès de certaines sources sur place pour voir si, depuis l’annonce du rétablissement, internet est accessible de façon stable au Cameroun dans les régions concernées par la coupure précédemment. » Internet sans frontières souhaite aussi réparer les dégâts causés par cette mesure. Un jeune de la ville de Buea raconte qu'il venait de lancer un stage pour former 100 développeurs en janvier, mais le projet a été stoppé net par la coupure du réseau. Même si aucune entreprise n'a été obligée de fermer ses portes, les start-up de la région de Buea ont beaucoup souffert. Internet sans frontières estime les pertes à 4,5 millions de dollars et demande des dédommagements pour les entreprises concernées.

Tout lire

Article
21 April 2017

Cameroun: internet bientôt rétabli dans les régions anglophones

Auteur: Léa-Lisa Westerhoff, RFI

Le président camerounais Paul Biya a donné instruction ce jeudi 20 avril à tous les fournisseurs d'internet des deux régions majoritairement anglophones du Cameroun de travailler de nouveau. Dans ces deux régions du sud-ouest et du nord-ouest, internet était coupé depuis janvier après des manifestations demandant plus d’autonomie...La décision du président Biya a été annoncée jeudi soir sur les ondes nationales. Les deux régions majoritairement anglophones du Cameroun ont été privées de connexion internet depuis le 17 janvier 2017 après avoir été le théâtre d’un mouvement pour plus d’autonomie, voire d’indépendance. Depuis lors, de nombreux internautes et plusieurs ONG sont montés au créneau pour dénoncer cette coupure à travers le hashtag #BringBackOurInternet. En annonçant le rétablissement du réseau dans ces régions, le gouvernement camerounais exhorte cependant les populations à la vigilance pour « barrer la voie aux extrémistes, aux sécessionnistes et aux ennemis de la République ». Pour le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, il n'y a plus de raison aujourd'hui de maintenir cette coupure, même si les autorités n'hésiteront pas à y avoir recours de nouveau en cas de nouvelles velléités sécessionnistes. "Nous avons pris cette décision parce que la menace qu'Internet faisait peser sur notre territoire a pratiquement disparu : il y a moins de violences, il y a une reprise effective de l'école, les opérations commerciales ont repris normalement, les Camerounais des deux régions vaquent à leurs occupations sans histoires" [explique-t-il].

Tout lire

Article
21 April 2017

Cameroun: pourquoi le gouvernement a rétabli Internet dans les zones anglophones ?

Auteur: RFI

Internet est officiellement de retour dans les zones anglophones du Cameroun après trois mois de coupure totale. Depuis le 17 janvier, la Toile n’était plus accessible. Une mesure inédite, la plus longue jamais enregistrée en Afrique, mise en place suite à la contestation dans deux régions où la minorité anglophone se sent marginalisée par le pouvoir central...Pour le gouvernement, le climat social semble plus détendu. Internet paraît du coup, ne plus être « une menace », selon les mots d'Issa Tchiroma Bakary, le porte-parole du gouvernement : « Nous avons pris cette décision parce que la menace qu’Internet pesait sur notre territoire a pratiquement disparu. C’est-à-dire qu’il y a moins de violence, qu’il y a une reprise effective de l’école, les opérations commerciales ont repris normalement, les Camerounais des deux régions vaquent à leurs occupations sans histoire. Fort de ce résultat appréciable, le chef de l’Etat a estimé qu’on devait permettre à Internet de reprendre comme dans le passé ». Rétablissement avec quelques réserves tout de même. Dans un communiqué, ce responsable politique affirme que « le gouvernement se réserve le droit de prendre les mesures appropriées pour éviter qu'Internet ne soit à nouveau utilisé pour susciter la haine et la discorde entre Camerounais ». Sur cette lancée, Issa Tchiroma Bakary exhorte les populations à la « vigilance ». Sur place, ce n’est pas vraiment l'enthousiasme, beaucoup restent très sceptiques. Le mécontentement et la frustration sont toujours palpables. A Bamenda et à Buea, on attend des gestes beaucoup plus forts pour atténuer la crise politique et sociale. « Nous ne sommes pas du tout enthousiasmés par cette nouvelle. Nous avons pris l'habitude de l'absence d'Internet. Maintenant, nous attendons la libération des prisonniers afin d'entamer un dialogue. C'est très important. Sans cela, il n'y a aucun sens à dialoguer avec le gouvernement », explique Mochiggle Vaniganssen, responsable du Social démocratic Front (SDF) à Bamenda. Vigilance observée également par l'ONG Internet sans frontières. L’organisation estime à 4 millions d'euros le montant des pertes liées à cette longue coupure d'Internet.

 

 

Tout lire

Article
17 April 2017

Coupure internet au Cameroun: « On empêche à ces personnes de créer de la richesse »

Auteur: RFI

Il y a trois mois, jour pour jour, internet a été totalement coupé dans les régions anglophones du Cameroun : le sud-ouest et le nord-ouest du pays, secoués par des contestations antigouvernementales. Aujourd'hui, la population est toujours privée d'internet et cette situation a de lourdes conséquences économiques et sociales. On en parle avec Julie Owono, directrice exécutive de l'ONG Internet Sans Frontières. « C’est un drame d’abord pour les populations qui sont affectées mais plus largement, c’est un drame pour le Cameroun. Cela contredit complètement la volonté affichée par le gouvernement d’entrer de plain-pied dans le XXIe siècle, en adoptant l’outil digital dans ses interactions avec ces citoyens mais également dans la création de richesse pour le pays. Ce qui est encore plus dramatique c’est le silence de beaucoup de partenaires internationaux du Cameroun ou en tout cas les condamnations très timides et je pense à l’ONU qui s’est fendue d’un communiqué, encourageant, finalement, les autorités camerounaises à rétablir internet…Ce silence des partenaires internationaux est inquiétant et ne laisse rien augurer de bon pour le développement d’un internet libre et ouvert que ce soit au Cameroun ou ailleurs dans le reste du monde… Cette coupure internet a couté, dans les régions affectées, au bas mot, 45 000 euros par jour. Cela veut dire qu’en 90 jours nous sommes à plus de 4 millions d’euros. Non seulement on empêche des personnes d’accéder à un outil essentiel mais en plus on empêche à ces personnes-là de créer de la richesse… .»

Tout lire

Article
4 April 2017

Face aux coupures internet arbitraires, un camp de «réfugiés web» au Cameroun

Auteur: Dominique Desaunay, RFI

Suite aux contestations antigouvernementales qui ont agité le Cameroun en janvier dernier, les régions anglophones du pays sont toujours privées de réseau internet. Afin de contourner la censure, les entreprises ont créé un « camp de réfugiés internet anglophone »...« Couper leWeb en représailles », quitte à casser une économie en plein essor, c'est hélas ! une pratique courante dans de nombreux pays du continent, indiquait encore récemment Julie Owono, responsable du bureau Afrique de l’ONG Internet sans frontières...« Pour nous, aujourd'hui, les ennemis de cet Internet en Afrique, ce sont les gouvernements », confiait-elle. « Aujourd'hui sur le continent africain, de nombreux gouvernements décident de manière discrétionnaire et arbitraire de couper le réseau internet pendant une heure, deux heures voire 24 heures, voire des semaines. Donc forcément, sans Internet, pas d'économie numérique, pas d'accès aux services qui sont proposés en ligne », expliquait Mme Owono, ajoutant que le fait de couper l'accès au réseau à des millions de citoyens va à l'encontre du développement...La conséquence de cette censure du Web, qui perdure dans les régions anglophones du Cameroun, c'est en effet que certains entrepreneurs sont au bord de la faillite...Mais quand on n’a plus de connexion, on peut toujours avoir des idées. Comme délocaliser les entreprises en manque de Web. Surnommé avec beaucoup d’humour le « camp de réfugiés internet anglophone », un lieu d’accueil a ainsi été installé dans la localité de New Bonako...« Enfin, nous avons Internet ! », « on peut se connecter comme on veut et travailler », témoignent les jeunes patrons sur leurs pages Facebook. Une douzaine de personnes représentant six entreprises surfent aujourd’hui presque normalement au camp des réfugiés de l’Internet...

Tout lire

Article
30 March 2017

Coupure d’Internet au Cameroun : lettre ouverte aux candidats à la présidentielle française

Auteur: Le Monde

Un collectif de personnalités et d’organisations interpelle les candidats français sur la coupure numérique qui frappe les anglophones camerounais depuis le 17 janvier...Mesdames, Messieurs les candidats à l’élection présidentielle française, Nous vous écrivons afin de solliciter de votre part une prise de position claire sur une situation préoccupante dans un pays ami et allié de la France. Depuis le 17 janvier 2017, deux régions du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, sont totalement privées d’Internet : l’accès à la bande passante internationale y est coupé...Après avoir longtemps refusé de s’exprimer sur le sujet, le gouvernement du Cameroun a admis avoir ordonné aux fournisseurs d’accès Internet, dont Orange Cameroun, filiale d’Orange, de procéder à la suspension du service Internet, mobile et filaire, dans ces deux régions, arguant de la nécessité de préserver la sécurité nationale...La coupure Internet dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun constitue une violation par le gouvernement du droit International sur la liberté d’expression, la liberté d’association, le droit à l’information et la liberté de la presse...[Elle] est en outre une violation grave des libertés économiques...La France est très impliquée dans le rayonnement international des compétences, talents et produits de l’écosystème numérique français, notamment en Afrique...[Elle] est également engagée dans la protection et la promotion de la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de réunion et d’association sur Internet comme dans le monde réel...En tant que candidat à l’élection présidentielle française, quelle est votre position sur la coupure Internet qui est imposée depuis plus de deux mois aux régions anglophones du Cameroun ?

 

 

Tout lire

Non-réponse
29 March 2017

Non-réponse de MTN

MTN nous a fait savoir qu’il ne souhaitait pas commenter l’affaire.

Article
23 March 2017

Cameroun: Les leaders des mouvements anglophones sur le banc des accusés

Huit chefs d’accusation pèsent sur les leaders des mouvements anglophones, dont sécession, guerre civile et rébellion. Ils risquent de la prison à vie et même de la peine de mort selon la loi adoptée en 2014...le procès de trois activistes anglophones s’est ouvert aujourd’hui devant le tribunal militaire de Yaoundé. Ils sont poursuivis pour leur participation aux mouvements de contestation qui ont eu lieu dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays depuis octobre 2016. Les discussions seraient en cours pour une solution politique' [à la crise selon] André Julien Mbem, écrivain camerounais...[Plus de détails dans l'enregistrement sonore].

Tout lire

Réponse
+ English - Cacher
13 March 2017

Orange's response

Auteur: Orange (France)

The answer provided to Access Now since the shutdown is still active, under a clear demand from the Cameroon Telecom Ministry and Presidency:
“Our Group operates in Cameroon through a subsidiary Orange Cameroun which complies with the local legislation and therefore obeys to any national security instruction received from the authorities in accordance with its Telecommunications License.”

Télécharger le document

Article
11 March 2017

Cameroun : Crise anglophone : Le lourd prix de la suspension d’Internet

Auteur: Franklin Kamtche, camer.be (Belgique)

Pour stopper une révolte en réseau dans les zones frondeuses, le gouvernement a orchestré de lourdes pertes financières, des soucis logistiques et une dislocation sociale...Depuis le mardi 17 janvier 2017, le gouvernement a ordonné la coupure d’Internet dans les régions anglophones...Les activités directement liées à l’existence d’Internet ont disparu...Le gouvernement a choisi de plomber l’économie de cette région. A l’heure de l’économie numérique, cette coupure d’Internet paralyse les nombreuses start-up qui se mettaient en place dans cette région...Elèves et étudiants paient aussi leur tribut de cette suspension. Les recherches complémentaires, utiles pour suppléer des enseignements inaccessibles ou insuffisants ne sont plus possibles...Les activistes sécessionnistes et fédéralistes ont largement utilisé Facebook et WhatsApp pour communiquer...Pertes financières, soucis logistiques, dislocation sociale assumées, c’est l’avenir du numérique au Cameroun qui prend un sérieux coup.

 

 

Tout lire