Cameroun: Access Now et la société civile locale interpellent les entreprises de télécommunications pour le rétablissement d'internet

Suite à la décision des autorités camerounaises de fermer internet dans les régions anglophones du pays, Access Now et des ONG locales ont saisi d'une lettre les entreprises de télécommunications pour leur demander de rétablir l'accès à internet. Nous avons invité Orange, MTN et Nexttel Cameroon/Viettel à répondre. Orange a répondu (en anglais seulement, voir ci-dessous). Nous l'indiquerons ici plus tard si MTN et Nexttel Cameroon/Viettel nous répondent.  

 

 

 

 

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23 March 2017

Cameroun: Les leaders des mouvements anglophones sur le banc des accusés

Huit chefs d’accusation pèsent sur les leaders des mouvements anglophones, dont sécession, guerre civile et rébellion. Ils risquent de la prison à vie et même de la peine de mort selon la loi adoptée en 2014...le procès de trois activistes anglophones s’est ouvert aujourd’hui devant le tribunal militaire de Yaoundé. Ils sont poursuivis pour leur participation aux mouvements de contestation qui ont eu lieu dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays depuis octobre 2016. Les discussions seraient en cours pour une solution politique' [à la crise selon] André Julien Mbem, écrivain camerounais...[Plus de détails dans l'enregistrement sonore].

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13 March 2017

Orange's response

Auteur: Orange (France)

The answer provided to Access Now since the shutdown is still active, under a clear demand from the Cameroon Telecom Ministry and Presidency:
“Our Group operates in Cameroon through a subsidiary Orange Cameroun which complies with the local legislation and therefore obeys to any national security instruction received from the authorities in accordance with its Telecommunications License.”

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11 March 2017

Cameroun : Crise anglophone : Le lourd prix de la suspension d’Internet

Auteur: Franklin Kamtche, camer.be (Belgique)

Pour stopper une révolte en réseau dans les zones frondeuses, le gouvernement a orchestré de lourdes pertes financières, des soucis logistiques et une dislocation sociale...Depuis le mardi 17 janvier 2017, le gouvernement a ordonné la coupure d’Internet dans les régions anglophones...Les activités directement liées à l’existence d’Internet ont disparu...Le gouvernement a choisi de plomber l’économie de cette région. A l’heure de l’économie numérique, cette coupure d’Internet paralyse les nombreuses start-up qui se mettaient en place dans cette région...Elèves et étudiants paient aussi leur tribut de cette suspension. Les recherches complémentaires, utiles pour suppléer des enseignements inaccessibles ou insuffisants ne sont plus possibles...Les activistes sécessionnistes et fédéralistes ont largement utilisé Facebook et WhatsApp pour communiquer...Pertes financières, soucis logistiques, dislocation sociale assumées, c’est l’avenir du numérique au Cameroun qui prend un sérieux coup.

 

 

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9 March 2017

Cameroun : les anglophones privés d'Internet par le pouvoir

Auteur: Falila Gbadamassi, Franceinfo (France)

Les régions anglophones du Cameroun sont coupées du Net depuis la mi-janvier 2017. Un marginalisation numérique qui fait écho aux discriminations sociales et politiques dont se plaignent les anglophones depuis des décennies.Le Cameroun est devenu le théâtre de la plus longue coupure d’accès à Internet (à la fois sur le réseau filaire et mobile) enregistrée sur le continent africain à ce jour. Depuis le 17 janvier 2017, les deux régions anglophones du pays (Nord-Ouest et Sud-Ouest) sont privées de connexion. La mesure fait suite à une série de manifestations, dont certaines ont été violemment réprimées par la police, pour protester contre les discriminations dont fait l’objet la minorité anglophone du pays et réclamer plus d'autonomie...Nous recevons tous les jours des messages de détresse émanant de cette partie du Cameroun, beaucoup de messages de personnes qui sont inquiètes aussi, indique Julie Owono, responsable Afrique de l'ONG Internet sans frontières. Notamment au moment où la répression s’est intensifiée – arrestation de leaders politiques ou de simples badauds pris avec des tracts en leur possession – et qu’aucune information ne filtrait via Whatsapp, Viber… Il y a trois mois encore, on avait des images, par exemple, des manifestations qui se sont déroulées à l’université de Buea...et qui ont été violemment réprimées par la police.»

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9 March 2017

Crise anglophone : une censure camerounaise 2.0.

Auteur: Damien Glez, Jeune Afrique

En posture de fronde, la zone majoritairement anglophone du Cameroun est privée d’internet depuis de longues semaines. Indignation et résistance par… internet...Dans les deux régions où vit majoritairement la minorité anglophone du Cameroun, en bisbilles avec le pouvoir de Yaoundé...internet est totalement indisponible, en dehors des voies satellitaires. Un record en Afrique. Motif officiel ? La « préservation de l’ordre public », après la diffusion de « fausses informations » sur les réseaux sociaux…la coupure du web à Bamenda ou Buea apparaît comme une violation des droits de l’Homme. Elle est aussi une atteinte à la santé financière du Cameroun. L’ONG « Internet sans frontières » estime à 310 millions de francs CFA les pertes, par jour de coupure, pour le secteur économique...Face à la coupure du net, la maigre consolation est que le gouvernement ne peut plus espionner les communications électroniques. Ce qui est plus inquiétant, par contre, c’est que le ministère des Postes et des Télécommunications a commencé à utiliser les textos pour effaroucher les utilisateurs de téléphone, via des messages rappelant les peines encourues en cas de propagation de fausses nouvelles. 

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17 February 2017

Internet coupé dans l'ouest du Cameroun: lettre ouverte aux opérateurs

Auteur: RFI

Cela fait un mois qu'Internet est coupé dans l'ouest du Cameroun. Les deux régions anglophones n'ont plus de réseau depuis le 17 janvier, date à laquelle le gouvernement a interdit les mouvements à l'origine des protestations et arrêté plusieurs de leurs responsables. Des associations montent au créneau. Cette coupure d'Internet est vivement dénoncée sur les réseaux sociaux via le hashtag #bringbackourinternet ou #keepiton. Dénoncée aussi par de nombreuses ONG comme Internet sans frontières ou Access now qui s'adressent directement aux opérateurs de télécommunications. Dans une lettre, elles demandent à MTN, Nextel et Orange de rétablir Internet et de rendre publique la demande de coupure du réseau. « Ces trois entreprises, qui travaillent dans les régions anglophones, obéissent aux instructions du gouvernement pour bloquer l'accès à Internet, explique à RFI Peter Micek, conseiller pour Access Now. Nous comprenons que ce n'est sans doute pas ce qu'elles souhaitent, de couper le réseau, empêcher leurs clients de travailler ou de rester en contact avec leurs amis et familles. Les entreprises elles-mêmes perdent de l'argent à cause de cette coupure. Ces sociétés sont soumises à un contrat de licence avec le gouvernement. La loi les oblige à certaines choses, mais cela étant dit, tout n'est pas blanc ou noir. On pourrait imaginer des négociations publiques et plus secrètes pour trouver une solution. Les opérateurs doivent essayer. Ils ont le devoir de respecter les droits de l'Homme, ces droits sont supérieurs aux législations locales. En fait, les entreprises doivent utiliser tous les outils dont elles disposent : les lois, les lobbies, pour s'opposer à cette violation des droits de l'Homme. »

 

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13 February 2017

Lettre aux entreprises de télécommunications au Cameroun

Auteur: Access Now et d'autres

A l’attention de la PDG de MTN Cameroon Philisiwe Sibiya, du PDG de NextTel Nguyen Duc Quang, de la PDG d’Orange Cameroun Elisabeth Medou Badang...Nous vous adressons aujourd’hui ce courrier pour demander votre assistance dans le rétablissement de la connexion Internet dans les régions du Nord Ouest et du Sud Ouest du Cameroun. Cela fait un mois qu’Internet est coupé dans les deux régions anglophones du Cameroun, ce qui affecte de manière significative la vie des citoyens. En bloquant l’accès à l’information et aux services, la perturbation de la connectivité empêche l’exercice de droits humains, notamment les libertés d’expression et d’association, et ralentit le développement économique...Nous estimons que la coupure Internet a déjà coûté 1,39 million de dollars...En tant que leaders du marché des télécommunications, vous permettez aux camerounais de jouir de leurs droits, et de profiter des avantages économiques, sociaux et culturels de l’Internet global...les coupures Internet violent le droit international...Les entreprises aussi ont la responsabilité de respecter les droits humains, et mitiger ou remédier aux effets négatifs qu’elles causent ou contribuent à causer. Selon les principes directeurs de l’ONU pour les entreprises et les droits humains...les entreprises doivent « s’empêcher de violer les droits humains et doivent apporter des solutions aux atteintes aux droits de l’homme dans lesquelles elles sont impliquées. »...Nous vous recommandons de : Dénoncer publiquement la coupure Internet et les atteintes qu’elle porte à vos clients...Repousser et rejeter conjointement la demande du gouvernement...afin de restaurer l’accès à Internet. [Nous avons invité à répondre MTN et Nexttel Cameroon (fait partie de Viettel), nous mentionnerons ici leurs réponses prochainement].

 

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5 February 2017

Cameroun: toujours pas d'internet dans l'ouest, la Silicon Mountain pénalisée

Auteur: RFI

L'Ouest du Cameroun vit toujours sans Internet. Les connexions sont coupées depuis le 17 janvier, depuis l'interdiction de deux mouvements anglophones qui avaient appelé à des manifestations et des journées « ville morte ». Une sanction qui a un coût financier certain pour les particuliers et les entreprises. L'absence de réseau ne pèse pas seulement sur les échanges entre les habitants, elle pèse aussi très lourd sur l'économie, selon Internet sans frontières. « Concrètement ça pèse d’abord évidemment sur les entrepreneurs et notamment ceux de la ville de Buéa, que l'on appelle la Silicon mountain », explique à RFI Julie Owono, responsable Afrique de l'organisation Internet sans frontières. Le chef-lieu du Sud-Ouest du Cameroun accueille beaucoup d'entrepreneurs qui travaillent avec une connexion Internet, poursuit Julie Owono. Autres secteurs d'activité touchés, le secteur bancaire et celui des transferts d'argent qui utilisent aussi beaucoup le réseau en raison de la rapidité des transactions qu'il permet. « Il faudra affiner plus tard, une fois que la situation sera redevenue normale et ajouter évidemment les pertes observées par les opérateurs et les préjudices réclamés et subis par les individus, les personnes lambda », conclut Julie Owono qui estime que la coupure d'Internet dans les régions anglophones du Cameroun a coûté 675 000 euros en 15 jours.

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27 January 2017

#BringBackOurInternet : quand les Camerounais se rebiffent contre la coupure du web en zone anglophone

Auteur: Jeune Afrique

La grogne monte sur la Toile camerounaise. Pour protester contre les restrictions de l’accès à Internet et aux réseaux sociaux, des internautes camerounais se mobilisent autour du hashtag #BringBackOurInternet, et mettent la pression sur leur gouvernement, empêtré dans la crise anglophone. #BringBackOurInternet (« Rendez-nous notre Internet ») ! C’est le cri du cœur que reprennent depuis plusieurs jours les internautes du Cameroun, afin de protester contre les coupures d’Internet et des réseaux sociaux dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest du pays. Les restrictions ont été constatées quelques heures seulement après la décision du gouvernement camerounais d’interdire les organisations du Southern Cameroons National Council (SCNC) et du Consortium de la société civile, le 17 janvier dernier. Depuis, aucune amélioration notable n’a été constatée.

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