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France : Plusieurs anciens responables de Lafarge mis en examen dans l'enquête pour financement du terrorisme en Syrie

lafarge

En décembre 2017, plusieurs anciens cadres de Lafarge ont été mis en examen pour « financement du terrorisme » et « mise en danger d'autrui» dans le cadre d'une enquête menée en France contre le groupe franco-suisse LafargeHolcim concernant le maintien de ses activités en Syrie entre 2011 et 2014 durant la guerre civile. L'enquête concerne des versement presumés à des groupes terroristes dont l'Etat Islamique (EI) ainsi que les contitions de travail et la sécurité des employés syriens de l'usine de Jalabiya dans le nord de la Syrie.

L'enquête fait notamment suite à une plainte pour financement du groupe terroriste Daech et complicité de crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre le cimentier Lafarge et sa filiale Lafarge Cement Syria (LCS), déposée en novembre 2016 par les ONG Sherpa et ECCHR en représentation d'anciens employés syriens du cimentier. 

Mi-décembre, Sherpa a révélé que Lafarge aurait directement ou indirectement versé 13 millions d'euros à des organisations terroristes. L'ONG a par ailleurs demandé l’ouverture d’une enquête "pour entrave à l'exercice de la justice", évoquant le  "nettoyage" d'éléments essentiels à l'enquête et des tentatives d'acheter le silence de personnes auditionnées. Elle met également en cause la  "complaisance voire la complicité" des autorités françaises qui auraient selon Sherpa tardé à réagir.

Le groupe LafargeHolcim indique coopérer avec la justice française et ne pas vouloir faire de commentaires sur l'enquête en cours. 

 

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Article
13 December 2017

Lafarge aurait versé près de 13 millions d'euros à des groupes armés en Syrie

Auteur: Le Figaro (France)

... Lafarge aurait donc versé près de 13 millions d'euros (environ 15,2 millions de dollars) à des groupes armés en Syrie entre 2011 et 2015 pour continuer à faire tourner sa cimenterie de Jalabiya, malgré la guerre. Ce chiffre est celui retenu par les trois juges d'instructions chargés de l'enquête en cours pour financement du terrorisme...

...Selon l'ONG [Sherpa, partie civile dans cette affaire], il ressort des investigations que la majeure partie de cet argent a été reversé directement ou indirectement aux djihadistes de Daech par la filiale syrienne de Lafarge, LSC...

...Sherpa, qui demande la mise en examen de la personne morale Lafarge SA, accuse la société de ne pas coopérer avec la justice en dissimulant des informations indispensables à la poursuite de l'enquête...Les juges d'instruction, qui pilotent cette enquête depuis juin, semblent dresser un constat similaire...Lafarge...a rejeté ces accusations.

... Sherpa assure que deux mis en examen ont fait état de «propositions d'accord du groupe pour soit acheter leur silence, soit devancer les interrogations qui pourraient leur être soumises». Sur cette base, l'ONG demande au parquet de diligenter une enquête «pour entrave à l'exercice de la justice». Encore une fois, Lafarge a réfuté ces accusations...

...L'ONG... se tourne également vers les autorités françaises qui, dans cette affaire, ont selon elle fait preuve de «frilosité», de «complaisance» voire de «complicité».

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Article
10 December 2017

Financement du terrorisme en Syrie: la chronologie de l'affaire Lafarge

Auteur: Mathilde Golla, Le Figaro (France)

Enquête, mises en examen... Le cimentier est soupçonné de «financement d'une entreprise terroriste», «violation du règlement européen» concernant l'embargo sur le pétrole syrien et «mise en danger de la vie d'autrui». Retour sur cette affaire hors normes en 7 moments clés.

...Octobre 2010: inauguration de la cimenterie de Lafarge en Syrie...

...29 juin 2014: l'État Islamique contrôle le territoire où est l'usine Lafarge...

...De juin à septembre 2014: des milliers d'euros versés aux terroristes...

...19 septembre 2014: l'État islamique prend le contrôle de la cimenterie...

...Octobre 2016: une enquête est ouverte...

...Mars 2017: Lafarge admet avoir financé des groupes armés en Syrie...

...Décembre 2017: mises en examen des responsables...

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Article
8 December 2017

Activités de Lafarge en Syrie: deux ex-responsables inculpés à leur tour

Auteur: RTBF (Belgique) et AFP (France)

A l'instar d'Eric Olsen la veille, deux anciens responsables du cimentier français Lafarge ont été inculpés à leur tour vendredi soir à Paris dans l'enquête sur les activités du groupe en Syrie en 2013 et 2014, et les soupçons de financement d'organisations terroristes qui y sont liés.

Bruno Lafont, PDG de Lafarge avant la fusion de l'entreprise avec Holcim (Suisse) et la reprise de flambeau d'Eric Olsen, a été mis en examen pour "financement d'une entreprise terroriste" et "mise en danger de la vie d'autrui". Christian Herrault, ex-directeur général adjoint, a été inculpé pour les mêmes faits présumés. Les deux anciens responsables ont été placés sous contrôle judiciaire.

La semaine dernière, trois cadres français de Lafarge avaient déjà été mis en examen dans la même affaire, dont deux anciens directeurs de la filiale syrienne de Lafarge, Bruno Pescheux et Frédéric Jolibois.

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Article
5 December 2017

Lafarge dans le bourbier syrien [abonnement requis]

Auteur: Valérie de Senneville, Les Echos (France)

...L'enquête sur les soupçons de financement du terrorisme et de mise en danger de la vie d'autrui par le cimentier Lafarge en Syrie vient d'entrer dans le dur... A partir de ce mercredi 6 décembre, l'ex-patron du géant mondial du ciment, Bruno Lafont, l'ex-directeur général, Eric Olsen - DRH à l'époque des faits -, et l'ex-directeur général adjoint du groupe, Christian Herrault, sont entendus par les enquêteurs du service des douanes judiciaires (SNDJ) à Evry. Ils devraient être présentés ensuite aux magistrats, en vue d'une éventuelle mise en examen.

...La semaine dernière,  trois cadres de Lafarge...ont été, après 48 heures de garde à vue, mis en examen pour « financement d'une entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie d'autrui »... 

Après cette phase de mise en examen en cascade, en toute logique judiciaire,  la mise en examen de la personne morale , Lafarge SA, filiale française de LafargeHolcim ne devrait pas tarder, les dirigeants et responsables ayant agi dans le cadre de leurs fonctions et non dans leur intérêt personnel. 

...L'enquête tourne autour de deux questions essentielles : qui savait quoi, et à quel niveau ?...

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3 December 2017

LafargeHocilm reconnait et condamne «des erreurs inacceptables» en Syrie

Auteur: Bertille Bayart et Jean-Yves Guérin, Le Figaro (France)

"Beat Hess: «Il y a eu des erreurs inacceptables que LafargeHolcim regrette et condamne»", 3 décembre 2017 [abonnement requis]

Interview. Beat Hess est depuis mai 2016 le président du conseil d'administration du groupe. Il s'explique sur la stratégie du groupe depuis la révélation des pratiques de ­Lafarge en Syrie de 2012 à 2014.

..."C'est une phase difficile. Mais j'ai pleinement confiance dans la justice française. Si nous pouvons l'aider, nous le ferons..."

... "L'accusation de financement de groupes terroristes, dont on sait les atrocités qu'ils commettent, est extrêmement grave, mais nous parlons là d'un cas exceptionnel. Il y a eu des erreurs inacceptables que le groupe regrette et condamne. C'est certes plus facile à dire avec le recul, mais le groupe s'est sûrement retiré trop tard de Syrie. Tout cela aurait dû être évité… "

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Article
1 December 2017

Lafarge en Syrie : trois cadres du cimentier mis en examen

Auteur: Soren Seelow, Le Monde (France)

Trois anciens cadres de Lafarge ont été mis en examen...dans l’enquête sur les activités du groupe en Syrie entre 2011 et 2014. La justice s’attache à déterminer si le cimentier a versé de l’argent à des groupes djihadistes, dont l’organisation Etat islamique (EI), afin de continuer à faire fonctionner son usine syrienne en pleine guerre civile. Lafarge est également accusé d’avoir acheté du pétrole à l’EI et d’avoir mis en danger ses salariés locaux.

...[Le] directeur de la filiale syrienne de Lafarge entre 2008 et 2014, et son successeur... ont été mis en examen pour « financement du terrorisme », « mise en danger d’autrui » et « violation du règlement européen » concernant l’embargo sur le pétrole syrien. [Le] directeur de la sûreté de Lafarge, a lui été mis en examen pour « financement du terrorisme » et « mise en danger d’autrui ».

...[Des revelations] avaient conduit le ministère des finances à déposer une plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête en octobre 2016. Un mois plus tard l’ONG Sherpa déposait à son tour une plainte avec constitution de partie civile, et l’enquête était finalement confiée à trois juges d’instruction, le 9 juin 2017.

... [T]rois autres responsables du cimentier...ont été convoqués pour s’expliquer le 6 décembre devant les enquêteurs. Sollicité, LafargeHolcim n’a pas souhaité s’exprimer. Dans un communiqué récent, le groupe disait « condamner avec la plus grande fermeté les erreurs inacceptables commises en Syrie ».

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