abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeblueskyburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfilterflaggenderglobeglobegroupshealthC4067174-3DD9-4B9E-AD64-284FDAAE6338@1xinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapeline, chart, up, arrow, graphLinkedInlocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewArtboard 185profilerefreshIconnewssearchsecurityPathStock downStock steadyStock uptagticktooltiptriangletwitteruniversalitywebwhatsappxIcons / Social / YouTube

这页面没有简体中文版本,现以French显示

文章

2025年2月28日

作者:
Olivier Devos, AFP

BP abandonne sa stratégie climatique ambitieuse et relance ses investissements dans les énergies fossiles

BP logo

"BP enterre son ambitieuse stratégie climat et remet les gaz sur les hydrocarbures", 26 février 2025

La pétrolière britannique BP a enterré mercredi une stratégie climatique autrefois ambitieuse et annoncé un recentrage sur la production et les investissements dans le pétrole et le gaz, avec l’espoir de doper ses bénéfices en berne et ses redistributions aux actionnaires.

Le groupe, qui s’était distingué à partir de 2020 par son plan de neutralité carbone, était déjà largement revenu depuis deux ans sur ses objectifs climatiques.

« Nous allons accroître nos investissements et notre production [d’hydrocarbures] pour pouvoir produire de l’énergie à forte marge dans les années à venir » et « nous serons très sélectifs dans nos investissements dans la transition », a confirmé mercredi dans un communiqué le directeur général Murray Auchincloss...

BP compte aussi augmenter ses investissements dans le pétrole et le gaz à 10 milliards de dollars par an, soit les deux tiers des investissements prévus en 2025.

En parallèle, il réduira de 5 milliards de dollars par an ses investissements dans ses projets de transition, qui ne pèseront désormais plus que 1,5 à 2 milliards par an...

Pour Greenpeace, qui louait en 2022 « le plus ambitieux des géants pétroliers » pour sa transition, ces renoncements successifs ne passent pas.

« C’est la preuve irréfutable que les entreprises du secteur des combustibles fossiles ne peuvent pas ou ne veulent pas participer aux solutions à la crise climatique », a réagi peu après les annonces Charlie Kronick, un responsable de l’ONG au Royaume-Uni.

Ces revirements ont aussi échaudé certains actionnaires favorables à des objectifs climatiques ambitieux, dont des fonds de pension importants...

Le britannique BP n’est pas le seul à faire machine arrière sur ses objectifs climatiques pour doper sa rentabilité, c’est aussi le cas de son compatriote Shell...