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文章

Cameroun: Les communautés locales accusent la Socapalm d'accaparer leurs terres ancestrales, ce que rejette l'entreprise

指控

"Litige foncier à Edéa : Apouh et la Socapalm au cœur d’un contentieux foncier colonial", 21 mars 2025

Dans une correspondance adressée au Préfet de la Sanaga-Maritime...la Société Camerounaise des Palmeraies (Socapalm) interpelle l’autorité administrative pour la sécurisation de ses travaux de replantation de palmiers à huile sur la plantation située à Edéa, par l’intervention des forces de maintien de l’ordre. Cette lettre...fait état des tensions persistantes entre l’entreprise et la communauté du village Apouh. La Socapalm y exprime des préoccupations légitimes face à l’opposition violente de certains riverains et appelle à une intervention rapide et décisive des autorités...

[Des...événements inédits] ont secoué la Socapalm en mars et avril 2023, lorsque la population d’Apouh a fait irruption dans les plantations de la société. Le prétexte avancé par les riverains...reste notamment le besoin urgent et certain de l’espace vital...mettant en avant l’occupation des terres, qu’il considère comme illégale, ainsi que la violation des règles d’urbanisme qui imposent un intervalle de sécurité entre les plantations et les habitations. « Le village Apouh réclame essentiellement l’espace vital. Car la plupart des terres n’ont pas été obtenues dans les règles. De plus, les réglementations en la matière demandent qu’il y ait un intervalle entre les plantations et les habitations. Cet intervalle de sécurité n’est pas respecté »[a expliqué le chef du village...]

Malgré les éclaircissements fournis par la Socapalm, selon lesquels l’entreprise n’entendait pas étendre sa plantation mais procédait simplement à un rajeunissement de ses vergers, la position des riverains est restée inflexible. « La Socapalm ne fait pas d’extension, c’est une opération de replantation qui vise à améliorer notre productivité », avait affirmé l’entreprise, sans pouvoir apaiser les tensions...

Or, il appert qu’au cœur de ce conflit, gît la question du titre foncier. SM Ditope et ses partisans considèrent que le titre foncier de la Socapalm est douteux. Selon le chef du village, les terres d’Apouh avaient été prises illégalement sous l’ère coloniale, et la rétrocession de celles-ci devrait être envisagée. « Nous demandons à l’administration de faire respecter la réglementation car l’entreprise opère sans autorisation légale », a insisté SM Ditope...

Les allégations du chef seront rejetées en bloc à la Préfecture d’Edéa...« Les titres fonciers de la Socapalm sont originaux et ne souffrent d’aucune contestation. Les mouvements de contestation ne relèvent que du pur chantage et de la perte de temps, car les populations elles-mêmes connaissent la vérité. L’État prendra ses responsabilités lorsqu’il sentira qu’il y a trouble à l’ordre public » [a dit l'autorité préfectorale]...

Au demeurant, la situation foncière entre Apouh et la Socapalm pose un problème social et humain. D’un côté, les riverains autour de la Socapalm jettent le tort à la société d’occuper illégalement les terres ancestrales. Pourtant, le constat qui ressort de notre enquête révèle que la Socapalm a un bail emphytéotique avec l’État et dispose également de ses propres titres fonciers. « La Socapalm ne saurait donc être l’interlocuteur des riverains sur les revendications foncières alors que nous payons notre bail à l’État », explique un cadre de cette société...